LES NOUVEAUX PARIS INDUSTRIELS DE DOUKKALA-ABDA

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  • LES CHANTIERS DE L’OCP, JLEC, MEDZ… BOOSTENT LE DÉVELOPPEMENT
  • INDUSTRIE, MINES ET ÉNERGIE CONTRIBUENT À 30% À LA RICHESSE RÉGIONALE
  • JORF PHOSPHATE HUB, AGROPOLE À BIR JDID, EXTENSION DE LA ZI D’EL JADIDA… LES PROJETS EN COURS
Doukkala-Abda est décidément l’une des régions les plus dynamiques du pays. De plus, elle affiche aujourd’hui de grandes ambitions et aspire à une dimension internationale. Idéalement située au sud de Casablanca, la région dispose de 300 kilomètres de côté, d’un parc industriel de plus de 500 hectares à Jorf Lasfar et de multiples gisements miniers dont une réserve de 5 milliards de tonnes de gypse.
el jadida
Ce n’est, donc, pas pour rien que des «mastodontes» de l’économie nationale s’y sont installés. C’est le cas de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) qui représente aujourd’hui la locomotive de la province d’El Jadida et de toute la région. Rien que l’année dernière, le champion mondial des phosphates a mobilisé plus de 22,4 milliards de DH pour l’extension du port de Jorf Lasfar et plus de 960 millions de DH pour la réalisation d’une usine «Bunge Maroc Phosphore» (BMP) spécialisée dans la production d’acide phosphorique et d’engrais phosphatés (280 emplois). Les investissements de l’OCP à l’horizon 2020 devraient atteindre plus de 100 milliards de DH dont une grande partie sera affectée à la chimie et au méga-projet Jorf Phosphate Hub (63,5 milliards de DH). Et ce n’est pas tout, le groupe recourt depuis quelques années déjà à des technologies de pointe respectueuses de l’environnement, notamment dans la modernisation de son site de Safi. Ce dernier sera ainsi entouré d’une ceinture verte. Les actions menées visent une réduction de la pollution et une gestion meilleure des rejets.
A l’OCP s’ajoute Jorf Lasfar Energy Company (JLEC) qui, à son tour, a lancé en 2011 un projet d’extension de son unité de production d’électricité à Jorf Lasfar, d’un montant d’investissement de 10 milliards de DH. Deux nouvelles unités de production viendront, donc, compléter les quatre unités déjà opérationnelles. Ce qui va permettre de porter la capacité de la centrale, qui satisfait déjà 44% de la demande nationale, à 2.056 MW au lieu de 1.356 MW actuellement.
Deuxième pôle industriel du Royaume, Doukkala-Abda peut ainsi compter sur le parc industriel de Jorf Lasfar et la zone industrielle d’El Jadida qui, elle aussi, devrait connaître une extension de 90 ha. Centrale Laitière, Nestlé, Cosumar, Sonacar, Somadir et bien d’autres unités représentent les autres piliers de l’économie régionale. Avec une valeur ajoutée répartie essentiellement entre l’industrie, les mines et l’énergie (30%), le commerce et autres services (38%) et l’agriculture et la pêche (25%), Doukkala-Abda réalise un PIB annuel de plus de 44 milliards de DH, soit 6% du PIB national. Les potentialités touristiques et culturelles de la région ne sont pas négligeables puisqu’elle dispose d’un patrimoine historique et culturel riche et varié et de l’une des quatre stations balnéaires du plan Azur, Mazagan.

Grande vitesse

El Jadida, Sidi Bennour, Safi et Youssoufia, les quatre provinces de la région Doukkala-Abda se développent à grande vitesse. De grands projets, réalisés ou en cours de réalisation, promettent de rendre cette région compétitive à tous les niveaux. Aujourd’hui, le taux de chômage y est estimé à 8,1% dont 2,9% seulement en milieu rural. En 2010, le taux d’activité a été évalué par le Haut-Commissariat au Plan à 59,6%. Ce chiffre est appelé à croître, grâce notamment aux grands chantiers en cours. La province d’El Jadida, où l’industrie représente près de 5% de la richesse globale, compte porter la contribution du secteur dans le PIB industriel national à 23% en 2015 au lieu de 16% actuellement. Depuis 2003, les investissements, engagés dans cette province, affichent une tendance à la hausse relevée en 2007-2010 (21 milliards de DH) et, remarquablement, en 2011 (34 milliards de DH). Durant cet exercice, 55 projets, permettant la création de 1.764  emplois, ont été validés. Ce qui représente une hausse de 37% par rapport à 2010 et un record pour l’année en comparaison avec les neuf dernières années.

L’économiste

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